Visite de l’Australie, De Perth à Adélaïde
Après quelques jours à Perth, voici la présentation d’un monde peu connu qu’est l’outback australien. Ceci est le résumé d’un parcours de 3800 km, dont 3500 entre deux feux tricolores; plus long que le trajet routier de Dublin à Istanbul, où l’on découvre les joies du camping sous les étoiles de l’hémisphère sud, la voie lactée et même le nuage de Magellan, sans la pollution lumineuse connue aux mondes plus civilisés. Bref, un concentré de magie!
Direction York, à une centaine de kilomètres à l’est, où l’on observe une mutation très rapide du paysage qui nous témoigne l’arrivée dans le « bush », avec ses arbres (parfois calcinés). Juste avant cette petite ville historique se trouve un cimetière… de chiens. De là, direction Wave Rock, une gigantesque formation rocheuse multicolore en forme de vague, datant d’il y a à peu près 2,7 milliards d’années (qui a dit qu’on ne trouvait pas de vieilles pierres en Australie?), bien avant l’apparition des dinosaures. Du haut de cette forme rocheuse, on peut observer une splendide vue panoramique.
Ensuite, direction plein sud, vers le parc naturel « Fitzgerald River National Park » qui abrite des animaux en voie de disparition et d’une renommée mondiale pour ses divers et spectaculaires paysages et sa flore. Comme beaucoup de parcs naturels, l’accès y est restreint et, il est nécessaire de décrasser ses chaussures le plus possible, afin de limiter la colonisation d’agent biologiques externes.
De là, en allant vers l’est, la seule et unique direction à suivre à partir de maintenant, on arrive à un autre parc naturel, « Cape Le Grand National Park ». Ici deux choses restent inévitables:partager une plage avec un ou deux kangourous et une bonne paire de lunettes de soleil en vue de sa blancheur immaculée. C’est également l’endroit parfait et par excellence pour se ressourcer et se recharger les batteries; partant le long du sentier côtier, entre les criques et les roches en croisant des marsupiaux et des eucalyptus, profitant de nombreuses baignades, le tout à l’écart de la foule habituelle des plages plus touristiques de nos latitudes. Sâchez que pour vraiment profiter de la vue, et pour visionner les îles environnantes, l’ascension au sommet du mont « Frenchman Peak » (286m) est obligatoire. On ne vous dira jamais assez: soyez vigilant aux abeilles! (n’oublions pas que c’est un parc… naturel).
Plus à l’Est, nous arrivons à l’endroit dénommé « Nullarbor Plain », la plaine sans arbres, souvent considérée comme l’endroit sans aucun intérêt par excellence. Et pourtant ce petit périple nous donne, par moment, l’impression d’être un explorateur en découverte de nouvelles terres. On peut se baigner dans un lac souterrain, et ainsi apprécier un peu de fraîcheur. S’ensuit le passage obligé par la ville d’Eucla (50 habitants), où l’on trouve les restes d’une ancienne station de télégraphe, ensevelie par le sable.
Plus loin, du haut des falaises du Nullarbor, on aperçoit de nombreux dauphins, et si on a la chance de s’y trouver à la bonne saison, on y observe également la présence des baleines. On croisera ensuite la clôture la plus longue du monde, s’étalant jusqu’au Queensland (5300 km), pour empêcher la migration des dingos vers les zones où sont élevés les moutons entre autres.
Toujours et encore à l’est, Fowlers Bay, est un endroit adjacent à de massives dunes de sable où l’on peut s’amuser à l’extrème en pratiquant le « sand board ». Non loin de là, à peine quelques 150 km plus à l’est, on arrive à Ceduna, où l’on peut nager avec les dauphins et les lions de mer.
Le dernier jour du voyage coincide avec notre rendez-vous avec « Murphy’s Haystacks », une incroyable formation de granite à formes étranges, âgée, elle aussi, de plusieurs millions d’années. A proximité, rien de tel qu’un déjeuner au bord d’un lac de sel avec le contraste de la terre rouge de l’outback. Nous voilà donc en chemin vers la destination finale, Adélaïde, la ville des églises, connue pour son festival via un petit crochet par Port Augusta et son lac rose.